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Le week-end à Metz de monsieur bernard à l’occasion de l’exposition Yves Klein

Yves Klein est un génie. Le Centre Pompidou Metz ayant la riche idée de proposer jusqu’au 1er février 2021 une exposition dédiée au génie susmentionné, il est donc grand temps de faire vos valises pour un week-end dans la cité impériale.

Dormons à Metz

Bon, autant être franc, ce n’est pas comme si il y a avait un choix pléthorique côté hotels de charme. Vous pouvez néanmoins compter sur l’Hôtel de la Cathédrale, gentil 3 étoiles non dénuée d’un certain charme suranné. Dans la série chambres d’hôtes de grand luxe, la Villa Camoufle est un modèle du genre. Mais le luxe ayant un prix, si vous cherchez une option plus raisonnable, Monsieur B vous a sélectionné trois lieux de villégiature aux petits oignons : les suites Comme à Venise, littéralement au bord de la Moselle, le pimpant appartement sous les toits La Chambre à côté Saint Louis, et le petit mais stylé Studio les Parmentiers.

L’hôtel de la Cathédrale

Donc, si vous aimez le charme discret de l’hôtellerie provinciale de qualité, laissez-vous tenter par l’Hôtel de la Cathédrale dont l’un des nombreux atouts, outre sa décoration que n’aurait pas renié votre nanny britannique, inclus tissus fleuris, fauteuils en velours et carrelage à motifs, est sa situation, face à la cathédrale, comme vous pouviez vous en douter. Et à 100€ la grande chambre double avec vue sur la cathédrale, avouez que c’est tentant.

La Villa Camoufle

Une villa modèle de 1903 au coeur du quartier impérial, entièrement restaurée en 2018, avec salle de gym, sauna, piano demi-queue à disposition, délicieux petit déjeuner et goûter servi à 16h, bref, vous l’aurez compris, si vous souhaitez gouter à la belle vie, c’est à la Villa Camoufle que ça se passe. Bon, comme déjà dit, le grand luxe a un prix. 245€ la chambre rempart, 270 la chambre tourelle, et pour la suite camoufle, comptez 350€ pour 2 et 440€ pour 4.

Comme à Venise

Les suites Comme à Venise en face de l’Opéra-Théâtre, se situent comme vous pouviez vous en douter au bord de l’eau, celle de la Moselle en l’occurence. D’où le nom. Deux suites parfaitement équipées (salle de bain haut de gamme et cuisine à l’avenant), l’une pour 2 à 3 personnes à 115€ la nuit pour 2, l’autre pour 2 à 6 personnes (2 chambres et 1 canapé-lit) à 160€ la nuit pour 4.

La Chambre à côté Saint Louis

Au dernier étage d’un immeuble du XVIIIème siècle, La chambre à côté Saint Louis est un joli studio rénové qui surplombe la place du même nom. Du classique Airbnb, avec déco sans risque mais de bon goût, cuisine équipée et douche à l’italienne. 132€ la nuit pour 2 tout compris.

Studio Les Parmentiers

Si dormir dans un canapé-lit (confortable) ne vous rebute pas et que votre budget est serré, le Studio Les Parmentiers pourraient bien s’avérer un excellent choix pour votre séjour messin. A 78€ la nuit inclus déco rigolote et équipements irréprochables, vous auriez tort de vous priver.

Le diner du vendredi soir

Maxime Michelet (ex-Les Crayères à Reims) s’est associé à Julie Himmelsbach, diplômée de l’Institut Paul Bocuse et spécialiste des desserts et pâtisseries pour ouvrir L’instant, un restaurant-salon de thé où l’on peut aussi diner les vendredis et samedis. Donc, si vous arrivez le vendredi soir pas trop tard, réservez et régalez-vous.

Samedi

Tout samedi matin qui se respecte commençant par une virée au marché, direction le marché couvert de Metz histoire de faire provisions de madeleines de Liverdun et Commercy, bergamotes de Nancy, macarons de Boulay, fuseau lorrain, et autres mirabelles. Remontez ensuite sur la colline Sainte-Croix. Après un passage au Musée de la Cour d’Or (ouverture des portes à 10h) pour y admirer entre autre les rayonnages de l’ancienne bibliothèque municipale, 11 heures sonnent, et c’est l’ouverture du Frac Lorraine qui programme jusqu’au 24 janvier 2021 « Céline Condorelli – Deux ans de vacances ».

Céline Condorelli au Frac Lorraine

Le Frac Lorraine, autrement dénommé 49 Nord 6 Est, ses coordonnées géographiques, comme vous l’aurez sans doute deviné, est installé dans l’Hôtel Saint-Livier, bâtiment médiéval du vieux Metz. Issue du travail de l’artiste Céline Condorelli, l’exposition actuellement à l’affiche met en scène les oeuvres de l’artiste dont la réflexion s’attache aux structures qui occupent les espaces publics, qui permettent d’intégrer la culture dans le quotidien, et des oeuvres choisies dans les collections du Frac Alsace, du Frac Champagne-Ardenne et du Frac Lorraine (Teresa Margolles, Charlotte Posenenske, Martha Rosler, Luigi Ghirri…)

En redescendant par la rue Taison, arrêt à la cave à bières Les 3 MousseQuetaires (600 références tout de même…), et à l’excellente librairie La Cour des Grands. Puis cap à la Casa Ricci pour le déjeuner.

Déjeuner à la Casa Ricci

La trattoria de Déborah Cassani et Jérémy Ricciuti n’est rien moins qu’un bout d’Italie dans la cité messine. A la Casa Ricci, tout est fait maison, y compris les pâtes. Réservation fortement recommandée étant donné le succès du lieu qui ne se dément pas.

Traversez ensuite le Moyen-Pont pour une promenade sur l’îlot du Petit-Saulcy, où la silhouette massive en pierres grises du Temple Neuf édifié par les Allemands contraste avec la pierre de Jaumont couleur or de l’Opéra-Théâtre adjacent. Ensuite passage obligé par la superlative Cathédrale Saint-Etienne, troisième plus haute nef de France et plus grande surface de vitraux d’Europe, et admirez-y ceux de Marc Chagall.

Terminez l’après-midi dans le quartier d’Outre-Seille, ses ruelles pavées aux noms étranges (rue du Wad-Bouton, du Wad-Billy…), ses petites boutiques, friperies (le Bardak, Moules-Fripes), relieurs, encadreurs ou tailleurs.

Le diner du samedi soir

Antoine Mocellin jeune chef trentenaire d’origine messine, passé par l’Atelier Joël Robuchon à Londres et Guy Savoy à Paris (autant dire que ça vous pose un cuisinier) a eu la bonne idée de retourner dans sa ville natale pour ouvrir Chez moi. Un menu entrée-plat ou plat-dessert à 27€ (33€ pour la totale) où se côtoient makis de boeuf, harengs fumé, échine de porc au curry vert, risotto végétarien, clafoutis aux mirabelles et brioche perdue. Miam.

Dimanche

Dimanche matin, passage par le quartier impérial alias la Neue Stadt construite par l’Empereur Guillaume II durant la période allemande de 1870 à 1918. La gare en est indiscutablement le fleuron mais l’hôtel des Postes et la Maison des Corporations en sont également d’imposants témoignages. Vous voici fins prêts pour votre visite de l’exposition « Le ciel comme atelier – Yves Klein et ses contemporains » au Centre Pompidou.

Yves Klein au Centre Pompidou

« Le ciel comme atelier » dévoile les affinités esthétiques qu’Yves Klein développa, au-delà de la mouvance des Nouveaux Réalistes, avec une constellation d’artistes, de Gutai au Japon aux spatialistes en Italie, de ZERO en Allemagne au groupe Nul aux Pays-Bas. « Peintre de l’espace », Yves Klein projeta avec eux l’art dans une nouvelle odyssée. dépassant la matérialité de l’oeuvre d’art, vue comme un obstacle à la liberté, en s’aventurant dans l’expérience de la monochromie, du vide et de la lumière, en des gestes où l’oeuvre est, à l’image des toiles lacérées ou trouées de Lucio Fontana, ouvertes à l’infini. 

Yves Klein, “Le Saut dans le Vide”, Fontenay-aux-Roses, France, 23 octobre 1960.
Yves Klein, “Dessin de perpective pour l’Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen” (1958)
Yves Klein, “Maquette de l’Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen” (1958)
Yves Klein, “Sculpture aérostatique” (1957)
Yves Klein travaillant aux Peintures de Feu à la Plaine Saint Denis

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